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Les jardins de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose

A la fin du 8e siècle, Charlemagne rédige un texte de loi, le « Capitulaire de Villis », contenant une liste d’environ 90 légumes, fruits, plantes médicinales et fleurs à cultiver dans les jardins de l’Empire. Ce texte de loi stipule également que ces jardins doivent contenir trois espaces bien distincts :

  • l’HORTUS, c’est-à-dire le jardin potager où devront être cultivés les légumes ;
  • l’HERBULARIUS, c’est-à-dire le jardin de plantes médicinales nécessaires à la fabrication des remèdes dans les pharmacies ;
  • le VERGER où devront être cultivés les fruits ainsi que les fleurs.


Ces trois espaces remplissent ainsi trois fonctions essentielles :
·    nourrir la population ;
·    procurer des plantes médicinales ;
·    fleurir les autels, chapelles et églises.

C’est sur ce principe qu’est aménagé le jardin de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines.

Franchissez la porte et laissez-vous émerveiller par ce mélange de couleurs et d’odeurs. Flânez entre les allées et redécouvrez ces plantes qui ont traversé les siècles pour nous offrir leurs bienfaits.

Admirez par exemple le cabaret des oiseaux qui offre la possibilité à ceux-ci de se désaltérer grâce à la rosée du matin récoltée entre ses feuilles.

Laissez-vous surprendre par l’odeur caractéristique du curry ou de la mélisse (également appelée citronnelle), ou encore du romarin, véritable parfum de Provence.

Redécouvrez différentes variétés de camomille, de menthe, de thym ou encore d’origan.

Au cours de votre promenade, ne manquez pas de remarquer les pommiers, poiriers, pruniers, groseillers, fraisiers,… qui se mêlent agréablement aux plantes médicinales.

Le caractère autarcique de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose permet en outre de trouver différents aménagements dans ce jardin.

Un espace est, par exemple, utilisé comme cimetière pour les religieuses. On peut encore y découvrir une série de pierres tombales datant des 16e, 17e et 18e siècles. Non loin de là, une petite chapelle de la fin du 18e siècle rappelle cet espace de mémoire.

Le long du mur d’enceinte, à l’emplacement de la petite grotte rappelant celle de Lourdes et qui fut édifiée en 1920, se trouvait la brasserie où les religieuses fabriquaient de la bière et de l’hydromel. Cette brasserie fut malheureusement détruite par un incendie en 1914.

On peut également rencontrer une distillerie, réédifiée au début du 18e siècle, où les religieuses distillaient des alcools dont l’Augustine, petite goutte sucrée à base de plantes.

Empruntez à présent les quelques escaliers qui vous mènent à un jardin suspendu, dit « du Bon Dieu ». Là, sous un long tertre se trouve la glacière, construite probablement vers 1860. Elle était utilisée bien évidemment dans le cadre de la conservation de la glace et de denrées alimentaires, comme par exemple la viande. C’est un des rares témoins de ce genre d’édifice dans un hôpital.

Les multiples facettes du jardin de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose valent le détour ! Laissez-vous tenter et venez le découvrir.

Parc Watterman

Ce parc de type paysager date du 19e siècle et fut réaménagé dans les années 1980.
On peut y admirer plusieurs grands arbres repris sur la liste des arbres remarquables : un érable sycomore, des tilleuls de Hollande, un chêne rouge,…
Deux monuments ont une place de choix dans charmant parc.
On y trouve tout d’abord le pavillon Watterman. Ce pavillon, construction octogonale surmontée d’un belvédère et datant de la fin du 19e siècle, fut offert par la famille Watterman à la ville de Lessines.
On y trouve également un monument à la mémoire de René Magritte et de Louis Braille. Cette œuvre monumentale fut réalisée par l’artiste liégeois Daniel Dutrieux et est intitulé « Virage aux idées claires ». Ce mémorial est constitué de 32 blocs de pierres levées, semblables à des menhirs, répartis sur une longueur de 50 mètres. La disposition des blocs évoque en écriture braille : « Pierre bleue et gris nuage », d’après une peinture célèbre de Magritte.

Marais de Papignies

Le marais de Papignies couvre environ 20 ha et englobe des zones humides et des zones en voie d’assèchement progressif.
Il figure dans l’« Inventaire des zones naturelles et sites remarquables de Wallonie ».
Le marais renferme une biodiversité importante, tant au niveau ornithologique qu’au niveau de la flore.
Bien que traversé par l’autoroute A8, le marais conserve tout son intérêt naturel.

La réserve naturelle « Les Prés rosières » à Deux-Acren

Reconnue comme Zone Natura 2000, la réserve naturelle « Les Prés rosières », d’une superficie de 80 ha, abrite tout un écosystème. On peut y rencontrer des rapaces nocturnes et diurnes, des dizaines d’espèces d’oiseaux sédentaires ou migrateurs, des petits mammifères, des batraciens et toute une foule d’insectes, des vaches écossaises, des poneys du Shetland et des chevaux, ainsi que toute une flore plus ou moins rare.
La réserve dispose de deux sentiers balisés libres d’accès.