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Réunion du 13 mai 2025

Présents :
Représentants de l’autorité compétente :
Monsieur Antoine MOTTE, Bourgmestre-Président
Madame Line DE MECHELEER – DEVLEESCHAUWER, 1ère Echevine
Représentants de l’exploitant :
Monsieur Vincent DURIEUX, Directeur CUP
Monsieur Christophe HEYMANS, Responsable d’exploitation
Monsieur Clément MASSAERT, Service environnement
Invité :
Monsieur Olivier LECOEUR, Directeur projet « Lessines 2020 »
Représentants des riverains :
Monsieur Pol HAINAUT
Monsieur Michel MOTTRIE
Conseiller en Environnement :
Monsieur Benoît LECLERCQ
Secrétariat :
Madame Mélanie DE KEMPER

Absents :
Représentants des riverains :
Monsieur Xavier DELVA
Monsieur Henri FOUCART
Représentant(e) du Département des Permis et Autorisations du Service Public de Wallonie 

Compte rendu :

La séance est ouverte à 18h09. 

    1. Présentation des nouveaux représentants de la Ville de Lessines 
Suite aux élections d’octobre 2024 et à l’installation du nouveau Collège communal, Monsieur Antoine MOTTE, Bourgmestre de la Ville de Lessines et Madame Line Line DE MECHELEER – DEVLEESCHAUWER ont été désigné par le Collège communal pour représenter la Ville de Lessines au sein du Comité d’accompagnement.
Monsieur Antoine MOTTE assurera la présidence du Comité d’accompagnement des Carrières Unies de Porphyre.
Il est ensuite procédé à un tour de table de présentation des participants. 
Du côté des représentants de l’exploitant, Monsieur Clément MASSAERT est présenté à l’assemblée. 
Il est brièvement rappelé que le Comité d’accompagnement doit se réunir deux fois par an.  

    2. Approbation du procès-verbal de la réunion du 05 juin 2024
Le procès-verbal est approuvé à l’unanimité. 

    3. Présentation du rapport annuel de l’exploitant
Monsieur MASSAERT présente des vues aériennes comparatives de la fosse nord et de la fosse sud datant de mars 2024 et de mars 2025 pour suivre l’évolution de l’exploitation au cours de l’année écoulée. 
Monsieur DURIEUX explique que l’entièreté de la production est actuellement réalisée dans la fosse nord pour des raisons sécuritaires et pratiques. En effet, au vu des travaux de génie civil en cours de réalisation dans la Carrière Lenoir frères et de la présence d’intervenants externes dans la fosse sud, pour des raisons de sécurité, il est opportun d’exploiter à 100% la fosse Vandevelde. 
Monsieur DURIEUX explique que des constructions sont en cours de réalisation dans la fosse sud. Quelques tirs de mines ont également été effectués. 
Monsieur MOTTRIE demande la date de mise en service des nouvelles installations. 
Monsieur DURIEUX répond que le concasseur primaire devrait être mis en service courant du mois de novembre 2025.

    A. Poussières
Monsieur MASSAERT effectue un rappel sur le fonctionnement des jauges Owen avant de présenter les tableaux reprenant les derniers résultats. 
Monsieur DURIEUX rappelle que les résultats des jauges sont sous la surveillance de l’ISSeP. De plus, il rappelle que les jauges fonctionnent comme des entonnoirs reprenant toutes les poussières sédimentaires (exploitation des carrières, charroi routier, exploitations agricoles et industriels, poussières du Sahara, …). Au-delà de ces facteurs, il explique que le temps sec et la période de pic de pollen ont également une importance non négligeable dans les résultats récoltés.
Monsieur DURIEUX fait le point sur les plaintes reçues récemment concernant les poussières au niveau de la Chaussée Gabrielle Richet. Il précise que tout est mis en œuvre pour limiter des nuisances (systèmes d’aspersions au niveau du transporteur, chargement de wagon…). Il souligne que les conditions météorologiques actuelles permettent de faire avancer le chantier plus rapidement, mais qu’en parallèle, les nombreux travaux réalisés génèrent de la poussière et notamment le chaulage au niveau du nouveau site peut générer un effet « nuage » blanc, mais qu’il n’était pas possible de passer outre cette étape. 
Au niveau de la vieille usine, il estime que les nuisances sont similaires aux années précédentes. Au vu de la vétusté des anciennes installations et des travaux en cours pour la nouvelle plateforme, il explique qu’investir sur l’ancien site n’aurait que peu de sens. 
Monsieur HEYMANS souligne qu’en raison de la météo printanière particulièrement sèche en collaboration avec des agriculteurs locaux, les arrosages au niveau des pistes ont été intensifiés afin de pallier aux désagréments liés à la sécheresse. 
Monsieur LECOEUR attire l’attention sur le fait qu’il n’y a pas d’effet de « brouillard » permanent au niveau du chantier de la nouvelle plateforme. Il accentue son propos en expliquant qu’un arrosage permanent est prévu et que les émissions de poussières sont ponctuelles. Il explique également que le convoyeur est arrosé en continu. 
Monsieur DURIEUX revient sur une période située entre la fin mars et le début avril où les plaintes des citoyens étaient plus nombreuses. Il souhaite nuancer ces commentaires en rappelant qu’au-delà de l’exploitation des carrières, le pays avait par ailleurs été traversé par des poussières sahariennes et que le cumul des différentes poussières peut sembler conséquent. 
Les représentants des riverains n’ont pas de remarques à formuler sur le sujet. 
Monsieur MASSAERT rappelle que les Carrières Unies de Porphyre restent à la disposition de tout à chacun en cas de doléances. 
Monsieur DURIEUX déclare que chaque plainte est prise en considération et qu’en fonctions  des demandes, des adaptations peuvent être mises en œuvre rapidement. 


    B. Tirs de mines 
Monsieur MASSAERT et Monsieur DURIEUX procèdent à une explication sur la norme en vigueur (DIN4150) et sur le fonctionnement des sismographes. 
Monsieur MASSAERT indique que la norme utilisée est une norme allemande, tout comme les normes concernant les poussières. Il souligne l’absence de normes spécifiques à la Belgique. 
Un tableau reprenant les mesures des tirs de l’année écoulée est présenté. Celui-ci reprend les données des sismographes placés aux endroits suivants : Rue de Gages, Rue de la Loge, Rue des Sergents, Chemin du Foubertsart, Chaussée Gabrielle Richet et Château d’Eau.
Monsieur HAINAUT regrette l’absence de sismographe au niveau de la Rue Basse Cour. 
Monsieur DURIEUX explique que les sismographes sont mis en route au moment où les tirs de mines sont planifiés. Il rappelle que l’instrument utilisé est très sensible et est capable de détecter la moindre secousse (passage de véhicules, secousses sismiqes dans des pays avoisinants…). 
Monsieur MOTTRIE souhaite savoir quand les sismographes sont mis en route. 
Monsieur HEYMANS répond que les sismographes sont mis en route une demi-heure avant les tirs de mines. 
En analysant le tableau au constate que lors du tir du 28 mars pour lequel une plainte de riverain a été formulée, il apparait il n’y pas eu de dépassement de la norme indicative.
Monsieur DURIEUX apporte quelques informations techniques quant à la propagation des ondes et l’effet de surpression. 
Monsieur MOTTRIE demande si le même détonateur est toujours utilisé. 
Monsieur DURIEUX répond par la négative, en expliquant que cela dépend des tirs prévus et de différents paramètres. Pour les tirs proches de l’agglomération, un système de bidétonation est utilisé afin de limiter la vitesse et l’amplitude de l’onde vibratoire. 
Monsieur HEYMANS rappelle que la technique a fait l’objet de nombreuses évolutions ces dernières années. Il n’est plus question de tout déclencher en même temps, mais d’avoir un décalage de quelques milli secondes pour atténuer les effets ressentis suite aux tirs de mines. 

    C. Biodiversité
Monsieur MASSAERT présente brièvement les actions réalisées dans le cadre du « Life In Quarries ». Il souligne la présence de nombreuses espèces de chiroptères dans les carrières. 
Monsieur HEYMANS précise que de nombreuses chauves-souris ont trouvés domicile dans le tunnel situé entre les deux carrières. 
Monsieur MASSAERT partage la liste des aménagements qui ont été réalisés par rapport aux engagements pris afin de favoriser la biodiversité. 
Monsieur HEYMANS ajoute que par la mise en place d’actions simples (aménagement de mares, abri…), ce projet est très bénéfique à la faune et la flore locale. 

    D. Certificat 
Monsieur MASSAERT informe le comité qu’un audit a été réalisé le 17 mars 2025 pour le renouvellement du certificat de système de management environnemental ISO 14000 ;
Les premiers retours de l’audit semblaient positifs. 

    4. Projet « LESSINES 2020 » : état d’avancement
Monsieur LECOEUR, Directeur du projet « LESSINES 2020 », procède à une présentation sur l’état d’avancement dudit projet. 

    A. Le concasseur primaire 
Monsieur LECOEUR explique que le concasseur primaire se situera au fond de la fosse Lenoir. Son installation en profondeur dans la fosse a pour objectif d’atténuer un maximum son impact. Sa localisation permettra également d’exploiter le gisement durant une vingtaine d’année avec des dumpers descendant en charge tout en réalisant des économies et en ayant à cœur le côté écologique de l’installation (diminution de la consommation de carburant…).
Le montage mécanique du concasseur se déroulera du mois de juillet au mois d’octobre 2025. 
Les équipes espèrent une mise en service du concasseur dès le 22 novembre 2025. 
Dans le cadre de la première phase (février 2026), le concasseur servira à l’alimentation de l’ancienne usine.  
Dans un second temps (juin 2028), le concasseur alimentera la nouvelle usine. 
Monsieur MOTTRIE demande si un concasseur mobile est prévu. 
Monsieur DURIEUX répond que le concasseur sera fixe. 
Monsieur MOTTRIE déclare avoir eu pour information qu’un concasseur mobile, qui se déplacera en fonction des tirs de mines, sera utilisé. 
Monsieur DURIEUX précise que cette option a peut-être été évoquée dans le cadre des différentes études préliminaires, mais que ce n’est pas l’option qui a été retenue dans le projet final. 
Monsieur LECOEUR confirme qu’il s’agit bien d’un concasseur fixe. L’emplacement actuel a été pensé afin de repositionner l’installation au centre de l’évolution du gisement. Cet emplacement sera le même pour les 50 ans à venir et que sa localisation a été réfléchie notamment pour limiter les émissions de CO² émises par les engins.
    B. Le stock pile et les convoyeurs de remontées
Monsieur LECOEUR explique que les travaux ont débutés en septembre 2024 avec une fin programmée pour la fin juin 2025.
Dans le but d’éviter des nuisances (passages de dumper…), l’utilisation du convoyeur de remontée a été privilégiée pour acheminer les matériaux entre la fosse existante et le site du chantier. 
Les matériaux acheminés ont servi notamment à l’aménagement du bassin de crue qui servira à compenser l’impact des travaux dans la zone inondable. 
Monsieur DURIEUX apporte des précisions sur le bassin de crue et l’utilisation de géotextile pour la création de celui-ci. Il souligne que ce premier aménagement a directement eu son effet avec un bassin qui s’est rempli durant les crues en hiver. 
Il précise que des pompes sont prévues afin de vider le bassin si nécessaire. 
Monsieur MOTTRIE demande si ces aménagements permettront la diminution des inondations sur les terrains avoisinants. 
Monsieur LECOEUR nuance le propos en expliquant que cet aménagement ne sert pas à régler tous les problèmes, mais qu’il servira à compenser les aménagements effectués sur le site de la future plateforme. De plus, il estime que le bassin pourrait avoir, dans un premier temps, un effet tampon en cas de crue. 
Monsieur le Bourgmestre informe les riverains sur la réalisation des travaux réalisés par l’intercommunale IPALLE au niveau du Boulevard Branquart. Il explique que les travaux auront pour finalité de renvoyer les eaux vers la Dendre. Il précise que ces travaux permettront l’assainissement de l’équivalent de 300 habitations. La date des travaux a été coordonnée avec les Carrières Unies de Porphyre afin d’impacter au minimum les citoyens. Au vu de la remontée des eaux et l’utilisation des pompes de relevage, il n’était pas possible de réaliser les travaux en demi-voirie. 
Monsieur LECLERCQ précise que les habitations seront raccordées au collecteur existant qui se situe au niveau du Chemin du Halage. 
Monsieur DURIEUX explique que les tuyaux de ce projet passeront par des propriétés appartenant aux Carrières Unies de Porphyre.
Complémentairement à ces informations, Monsieur DURIEUX informe l’assemblée que le HIT (Hainaut Ingénierie Technique) a été consulté dans le cadre de la voirie de déviation afin de faire le calcul de dimensionnement pour le collecteur d’eaux qui devra être installé.
Monsieur LECOEUR revient au sujet initial et explique que les convoyeurs serviront, lors d’une 2ème phase, à alimenter la nouvelle usine (juin 2028). Quant au stock pile, une mise en service est prévue pour le 22 novembre 2025.
Monsieur MOTTRIE demande des précisions sur ce qu’est un stock pile. 
Monsieur DURIEUX explique qu’il s’agit de stock des matériaux produits, comme cela se fait sur l’ancienne exploitation. Il précise qu’il n’y a pas de criblage en carrière. 
Monsieur LECOEUR précise que le travail (la production et le conditionnement) se déroulera sur 8h. Par ailleurs, il n’était pas possible d’adapter les installations de surfaces afin de travailler en un seul poste ; dès lors, le stock pile permettra d’accueillir l’équivalent d’une semaine de production. 
Monsieur DURIEUX développe en indiquant que l’aménagement de la nouvelle plateforme permettra l’exploitation des carrières Lenoir et Vandelvede ainsi que le gisement qui se situe entre les deux fosses existantes. Le concasseur se situera au centre pour exploiter les deux gisements. À terme, une portion de la Rue de la Loge sera fermée à cet effet. 
Monsieur HAINAUT demande si les panneaux photovoltaïques sont voués à disparaître. 
Monsieur LECOEUR répond que les panneaux ont été installés en 2018 et qu’une concession de 20 ans a été signée avec la possibilité de renouveler le parc pour une vingtaine d’années supplémentaires. Le groupe souhaite exploiter au maximum les panneaux photovoltaïques, d’une part, pour son impact environnemental et, d’autre part, pour les économies financières générées. 
Monsieur DURIEUX précise que selon les périodes, les panneaux peuvent couvrir jusqu’à 50% ou 60% de la consommation énergétique de l’usine. 

    C. Aménagement de la plateforme

1. Zone de la plateforme nord
L’aménagement d’un bassin de crue et des noues doivent être finalisés. La création de ces mares et de zones humides permettra également de favoriser le développement de la biodiversité sur le site.
2. Zone de la plateforme centrale
L’aménagement de noues et de bassins sont prévus dans la zone. 
Le début des travaux relatif à l’empierrement de la plateforme est prévu pour le 14 mai 2025.
Des pistes périphériques en empierrement seront aussi réalisées. 
3. Zone de la plateforme « inondable »
La zone accueille un bassin de crue de 5000m² dont les travaux ont débuté en octobre 2024. 
4. Zone de la plateforme sud
Les noues et le bassin de crue doivent être finalisés. 
Selon les estimations, l’empierrement de la plateforme pourra débuter en juin 2025. 
Les pistes doivent être également réalisées. 
Cette partie de la plateforme accueillera le délestage des camions, les laveurs de roues, les ponts à bascules et les quais de bâchages. 

5. Périphérie de la plateforme
L’entièreté du site sera clôturée en deux phases. La première phase devrait débuter le 19 mai 2025 et la seconde phase devrait intervenir courant du mois de septembre 2025.
Des noues seront implantées le long des merlons périphériques et des bassins de compensations sont prévus afin de favoriser la biodiversité. 
Au total, plus de 7000 plants sont prévus pour l’aménagement paysager du nouveau site. Les Carrières Unies de Porphyre ont fait le choix de faire appel à des paysagistes locaux pour cette mission. La réalisation devrait avoir lieu courant du mois de novembre 2025 ; période plus propice pour les plantations. 

    D. Le raccordement au Boulevard Branquart
Les travaux relatifs au raccordement au Boulevard Branquart ont débuté le 05 mai 2025 et devraient être finalisés pour le 30 juin 2025. Selon l’avancée des travaux, le chantier pourrait être terminé plus tôt que prévu. 
Monsieur MOTTRIE demande si le projet prévoit un rond-point. 
Monsieur le Bourgmestre répond que le projet contient un tourne à gauche obligatoire. 
Monsieur LECOEUR explique qu’au stade de l’avant-projet, un accord avait été trouvé avec le SPW pour un rond-point, mais qu’avec l’évolution des réglementations et les considérations environnementales, ce projet n’a finalement pas été retenu. 
De ce fait, après discussion sur les possibilités, un tourne à gauche avec feu de signalisation a été préconisé. 
Monsieur MOTTRIE estime que les camions finiront par aller jusqu’au rond-point d’INTERMARCHE pour finalement passer traverser le centre d’Ollignies. 
Monsieur le Bourgmestre rappelle qu’il ne s’agit pas de l’itinéraire préconisé pour les camions qui devront rejoindre le Chemin de Papignies afin de rejoindre le contournement. 
Monsieur MOTTRIE pense que cela n’empêchera pas les transporteurs de continuer à rejoindre l’autoroute à Ghislenghien. 
Monsieur le Bourgmestre souligne que des actions de sensibilisation et de répressions pourraient être effectuées par la Zone de Police après la mise en service de l’accès. Il précise que dans la plupart des cas, les chauffeurs devraient faire preuve de plus de bon sens et emprunter les voiries qui leur sont destinées. 
Monsieur DURIEUX précise que le groupe rencontre de plus en plus de difficultés avec les transporteurs qui ne respectent pas les règles de circulation et de sécurité, et cela, même, au sein de leurs sites. 
Monsieur LECOEUR estime qu’il faut inciter au maximum les transporteurs à respecter les trajets préconisés. 
Monsieur MOTTRIE demande si un îlot est prévu au niveau du tourne à gauche. 
Monsieur LECOEUR répond qu’un terre-plein est prévu ainsi qu’une voie d’insertion pour les camions qui devraient se rendre sur le site. Le feu de signalisation prévu sera un feu de détection afin de que celui-ci s’active lorsqu’un camion doit emprunter la voie d’accès. Cela permettra aux transporteurs de rallier le sas qui permet d’accueillir une trentaine de camions et évitera les perturbations pour la circulation locale. 
Monsieur le Bourgmestre illustre le propos avec une installation similaire qui se situe près de Pairi Daiza. 
Monsieur MOTTRIE souhaite savoir quel genre de feu de signalement sera utilisé. 
Monsieur LECOEUR précise qu’il s’agira d’un feu aérien disposant d’un système de détection. 
Monsieur HAINAUT aimerait savoir si le feu s’activera directement pour un seul camion ou si celui-ci s’activera en cas de présences de plusieurs véhicules. 
Monsieur LECOEUR répond que cette donnée dépendra de la programmation de l’outil. Il s’agit d’un système qui pourrait être évolutif et s’adapter selon les besoins et les demandes. 
    E. La route de déviation 
Les travaux concernant la route de déviation au niveau de la Mouplière devraient débuter à la fin du mois de juin 2025 et être finalisés à la fin du mois de mars 2026. 
À la fin des travaux, une rétrocession à la Ville de Lessines devra être effectuée avant la mise en service de la voirie. 
Après les travaux au niveau du Boulevard Branquart, les travaux de pose d’un collecteur le long de la voirie de déviation débuteront. 
Le tronçon de la Rue de la Loge voué à être supprimé devrait être fermé à la fin du mois de juin 2027.
Monsieur MOTTRIE souhaite savoir si les slides de la présentation de Monsieur LECOEUR seront transmis aux participants à l’issue de la réunion. 
Monsieur LECOEUR s’engage à partager la présentation afin qu’elle soit annexée au procès-verbal de la réunion. Il rappelle que les dates reprises dans le document pourraient être amenées à évoluer. 
Monsieur DURIEUX joue la carte de la transparence sur les données partagées, il souligne néanmoins que certaines données sensibles sont vouées à être confidentielles (données financières…). 
Monsieur LECLERCQ précise que le comité doit se réunir deux fois par an ; qu’il s’agit, là, de l’occasion de transmettre des informations actualisées. 
Monsieur le Bourgmestre relaie les interrogations des riverains sur les travaux. 
Monsieur DURIEUX explique qu’un rendez-vous avec la presse locale est prévu prochainement pour présenter l’avancement du projet. 
Monsieur LECOEUR rappelle que le projet a fait l’objet d’une longue procédure et de nombreuses informations au cours de celle-ci. 
Monsieur MOTTRIE estime regrettable que les citoyens ne s’intéressent pas plus au projet. 
Monsieur LECOEUR recentre la conversation sur la création de la route de déviation et explique le projet de collecteur pour les eaux de ruissellement. 
Monsieur MOTTRIE déclare que des habitations à proximité de sa résidence ne sont pas raccordées aux égouts. 
Monsieur le Bourgmestre explique que tout le territoire de Lessines n’est pas raccordé aux égouts, mais que la volonté est d’augmenter au fur et à mesure le pourcentage d’épuration. 
Monsieur MOTTRIE trouve interpellant le fait que certaines eaux sont rejetées vers les champs. 
Monsieur LECLERCQ répond qu’en cas de nouvelles constructions ou d’augmentation de la charge polluante d’une habitation, un système d’épuration individuelle est imposé. Néanmoins, dans le cas des habitations existantes, les situations sont tolérées. Il précise que le quartier est situé en zone d’assainissement autonome au PASH et que dans ces zones, il y a l’obligation de placer un système d’épuration individuelle mais qu’ aucun délai de mise en œuvre n’est défini en dehors des zones de protection de captage ou des zones de baignades. 
    F. Les installations de surface 
Monsieur LECOEUR informe l’assemblée que les premiers montages mécaniques sont prévus pour le mois de septembre 2026.
Il présente ensuite une vue d’ensemble reprenant les différentes installations en 3D. 
Il précise tous les processus et installations qui sont utilisés afin de limiter les émissions de poussières et les nuisances : installation de rinçage des pneus de camion, rinçage de produits, bâtiments fermés avec bardage acoustique, la brumisation, l’humidification, un réseau d’arrosage des pistes, des installations respectant la législation en vigueur…
Monsieur MOTTRIE s’interroge sur les bâtiments situés près de la voie ferrée. 
Monsieur LECOEUR répond qu’il s’agit des bâtiments destinés aux chargements des trains. 
Monsieur HAINAUT souhaite savoir si INFRABEL est propriétaire de cette partie des installations. 
Monsieur LECOEUR explique qu’une concession de 50 ans a été signée avec INFRABEL. 
Monsieur HAINAUT aimerait plus de détails sur les installations prévues. 
Monsieur LECOEUR lui répond brièvement concernant le bardage acoustique avant de préciser qu’un point ultérieur dans la présentation est dédié au sujet. 
    G. Les expéditions multimodales 
1. Par camions
Monsieur LECOEUR décrit le parcours qui sera emprunté par les camions sur la nouvelle plateforme. 
Monsieur MOTTRIE relève des situations passées où les files de camions pouvaient s’étendre jusqu’à la Route Industrielle. 
Monsieur DURIEUX confirme que ce genre d’évènement s’est déjà produit. 
Monsieur HEYMANS explique que des leçons ont été tirées sur les expériences vécues, notamment sur les pertes de temps concernant le traitement des bons de livraison…
Monsieur LECOEUR met en avant que la nouvelle plateforme disposera d’un sens unique de circulation et d’un accès séparé prévu pour les fournisseurs. Il souligne également que tous les camions devront obligatoirement passer au lavage de pneus, au pesage et au bâchage. Il estime qu’il faudra voir à l’utilisation du site s’il existe des possibilités d’améliorer le processus. 
Monsieur MOTTRIE demande s’il existe une obligation de bâchage. 
Monsieur LECOEUR confirme que les camions ont l’obligation de se bâcher et que si nécessaire, un transporteur pourrait être mis sur liste noire s’il ne respecte pas cette obligation. 
Monsieur DURIEUX rejoint cette affirmation et précise que sur un autre site existant, les barrières se lèvent uniquement si les camions sont bâchés. 
2. Par trains 
Monsieur LECOEUR explique que le projet permettra le chargement de rames complètes jusqu’à 30 wagons. 
Monsieur HAINAUT demande d’où viennent les trains qui arriveront à la zone de chargement. 
Monsieur DURIEUX explique que les trains viendront d’Houraing, via l’ancienne voie de chemin de fer. 
Monsieur LECOEUR fait le point sur ce qui est prévu au niveau du passage à niveau de la rue Basse Cour. Il a été convenu, après discussion avec INFRABEL, que deux trains par jour partiront du site. Dans un premier temps, les chargements se feront en demi-rame pour ne pas perturber le trafic routier. 
En cas de développement commercial et l’utilisation de rames complètes, chaque train entrainera la fermeture temporaire du passage à niveau PN7 pour une quinzaine de minutes. Une signalisation sera mise en place pour avertir les usagers que la circulation est temporairement suspendue. Cette solution permet de ne pas supprimer définitivement le passage à niveau.  
Monsieur HAINAUT demande si une deuxième voie est prévue. 
Monsieur LECOEUR explique que la ligne 87 sera dédoublée, mais que ça n’aura pas d’incidence majeure. 
Les travaux ont débuté en février 2025 et sont actuellement en cours. 
Monsieur HAINAUT souhaite savoir où seront installés les silos de stockage. 
Monsieur LECOEUR informe l’assemblée qu’une solution alternative a été trouvée et que les silos de stockages ne seront pas réalisés pour le moment. 
Monsieur DURIEUX souligne que ce choix permettra une meilleure intégration paysagère du projet. Il déclare également qu’une demande de permis d’urbanisme est en cours de préparation pour l’aménagement d’un merlon paysager sur une bande de terrain qui se situe à proximité des installations comme recommandé dans l’étude d’incidence. 
Monsieur LECOEUR précise que le deuxième convoyeur aérien disposera aussi d’un bardage afin de le rendre plus esthétique. 
Monsieur LECOEUR et Monsieur DURIEUX s’accordent à dire que certains éléments diffèrent du projet initial et que les remarques émises par les riverains ont permis de présenter un projet avec une meilleure intégration environnementale. 
3. Par péniches
En ce qui concerne les expéditions par péniches, des études techniques et économiques sont toujours en cours de réalisation. 
Une réunion est programmée en juin avec les voies hydrauliques afin de discuter des possibilités de développement pour la circulation des péniches sur la Dendre. 
Monsieur LECOEUR souligne que les horaires de navigation actuels ne permettront peut-être pas de rencontrer une certaine rentabilité. Néanmoins, il rappelle que des engagements ont été pris dans le cadre de ce projet et que les Carrières Unies de Porphyre ne souhaitent pas avoir plus de camions sur les routes. En cas de développement, les expéditions devraient se faire par trains ou par péniches comme le voulait la philosophie à l’origine du projet. 
    H. La conclusion
Monsieur LECOEUR rappelle que le projet permettra une meilleure mobilité au sein de la Ville de Lessines (plus de circulations de camions liés aux CUP en centre-ville, trajet des camions réduits, expéditions par des modes alternatifs…) et une meilleure qualité de vie pour les riverains.
Il termine sa présentation en précisant que les équipes des Carrières Unies de Porphyre restent à l’écoute de toute interpellation. Il souhaite que le projet se développe en concertation avec la Ville de Lessines et les citoyens, tout en respectant des permis octroyés. 
La présentation de Monsieur LECOEUR est reprise, en annexe, du présent procès-verbal. 
Il est rappelé que les dates communiquées sont celles connues à ce jour et sont susceptibles d’évoluer en fonction des différents événements qui pourraient survenir en cours de chantier. 

5. Divers 
Monsieur MOTTRIE souhaiterait plus de précisions sur les aménagements prévus pour la nouvelle voirie au début de la Rue de la Loge. Il estime que prévoir une zone de stationnement à cet endroit-là pourrait être opportun. 
Monsieur LECOEUR répond qu’une zone d’espace vert y est prévue. 
Monsieur MOTTRIE regrette cette information et estime que des véhicules iront se stationner le long de la nouvelle route ou sur les zones enherbées. 
Monsieur le Bourgmestre attire l’attention sur le fait que les Carrières Unies de Porphyre se doivent de réaliser le permis tel qu’octroyé. Il estime qu’il y a lieu de vérifier si un tel aménagement serait soumis à une nouvelle autorisation. Il conclut en précisant que ce genre de projet doit prendre en compte l’intérêt collectif et non, l’intérêt particulier.

6. Visite du chantier « LESSINES 2020 »
L’ensemble des membres du Comité d’accompagnement procède à une visite sur le chantier de la nouvelle plateforme. 
Ce moment d’échange permet de remettre en perspective les informations transmises précédemment lors de la réunion. 

La séance est levée à 20h30.